A L'HEURE DE LA REPRISE DE L'EPIDEMIE, UNE INDISPENSABLE REFONDATION DE NOTRE SYSTEME DE SANTE

Reconfinera, reconfinera pas ? La situation de plusieurs pays voisins, qui ont décidé de restreindre les mouvements de leur population, la montée « fulgurante » des contaminations depuis plusieurs jours, l’apparition d’un nouveau variant dit « omicron », interrogent sur les nouvelles mesures que le Gouvernement s’apprêterait à prendre pour contrer cette reprise épidémique.

Alors, disons-le tout net, il ne convient pas simplement d’annoncer que cette énième fermeture du pays constituerait l’ultime recours ; il faut l’exclure totalement. Nos concitoyens n’en peuvent plus de ces mesures de restrictions, qui n’ont fait que traduire des défauts d’anticipation et trahir des carences bien plus profondes dans nos politiques de santé.

Selon un rapport publié début 2021 par la Direction des Etudes, de la Recherche, de l’Evaluation et des Statistiques, 5.700 lits d’hôpitaux ont été fermés en France, rien que sur l’année 2020. Ces fermetures sont liées à un déficit chronique des personnels soignants, de l’ordre de 15%, sur l’ensemble du territoire national, d’après les estimations du Syndicat national des personnels infirmiers. Ce déficit s’explique par des démissions dues à un surmenage notoire des professionnels et à une rémunération insuffisamment attractive, qui freine les vocations. Depuis, les services de l’hôpital public s’adaptent en permanence, en fonction des vagues épidémiques successives, en ouvrant et en fermant essentiellement des lits de réanimation (+ ou – 800 lits entre la 2ème et la 3ème vague, en région parisienne par exemple). Mais globalement, ce sont les lits de soins de suite et les lits de réadaptation qui ont été supprimés ou transférés vers les cliniques privées.

Face aux défis que représente la Santé pour tous les Français, des mesures concrètes doivent être prises sans tarder.

Aussi, je propose avec les collègues députés de mon groupe, que soit définie une véritable stratégie de santé publique, dans le cadre d’une loi de programmation de 5 ans, définie au niveau de l’Etat et déclinée à l’échelle des territoires.

Pour éviter la congestion des hôpitaux, un renforcement de la médecine de ville demeure indispensable pour assurer la permanence des soins et les actions de prévention. Les hôpitaux quant à eux conserveraient leurs prérogatives d’urgence et d’expertise. Ils gagneraient également à fonctionner de manière plus autonome dans leur politique de recrutement, d’achats d’équipements et d’organisation des services.

Sur la création de postes, il n’est plus temps de procéder à des revalorisations par petites touches des salaires des personnels soignants, comme l’a opéré le Ségur de la Santé, qui a oublié au passage de nombreux acteurs du médico-social. Les infirmiers devront très rapidement bénéficier de hausses des rémunérations, de l’ordre de 300€ mensuels, pour être alignés sur la moyenne de leurs confrères européens. L’augmentation du nombre des médecins et de tous les personnels de santé reste également une priorité.

La crise sanitaire aura également mis en évidence la nécessité de disposer d’une réserve de personnel sanitaire et des stocks de médicaments stratégique au niveau européen.

Ces réformes ont été trop longtemps différées et je suis déterminé à ce qu’elles puissent être mises en œuvre rapidement, et bénéficier à l’ensemble de nos territoires, urbains et péri-urbains, comme ruraux.

C’est à ce titre, qu’après avoir défendu la création d’un nouveau pôle d’imagerie médicale moderne et performant (Scanner et IRM) sur la région de Ribeauvillé, j’accompagne à présent la création d’un pôle équivalent sur le sud de la circonscription.

La résorption effective des déserts médicaux et l’égalité d’accès aux soins pour tous est bien évidemment une priorité, qui n’a cessé d’animer mon action tout au long de ce mandat.


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