LA POLITIQUE VACCINALE DE LA FRANCE : LA CONSECRATION D'UNE MAUVAISE GESTION DE LA CRISE SANITAIRE ?



Mi-novembre 2020, trois grands laboratoires de recherche annonçaient la mise au point d’un vaccin contre le coronavirus, avec des résultats en terme de protection immunitaire extrêmement positifs. Le génie humain aura ainsi réussi cette prouesse technique et scientifique de trouver, en un temps très court, une réponse à ce défi pandémique, qui bouleverse le monde depuis plus d’un an.

Au terme d’un processus de contrôle et d’accréditation, l’Agence Européenne du Médicament, pressée par plusieurs Etats membres, anticipe son autorisation de mise sur le marché du premier vaccin, le 19 décembre 2020. Sans attendre cette décision, plusieurs pays européens dont l’Allemagne, se sont engagés, bien en amont, dans une course logistique visant à rendre très rapidement opérationnels nombre de centres de vaccination, répartis sur tout leur territoire. Le résultat d’une telle anticipation demeure flagrant : les allemands ont franchi la barre des 180.000 personnes vaccinées en un peu plus d’une semaine de campagne, les portugais 27.000, les danois 26.000… sans parler des anglais ou des israéliens qui ont déjà vacciné plus d’un million de leurs concitoyens.

A côté de cela, la France a gaillardement vacciné un peu plus de 300 personnes en une semaine, alors qu’elle s’est vue attribuer le même quota hebdomadaire de vaccins que ses voisins. Cette situation résulte d’une stratégie gouvernementale défaillante en l’espèce, frappée du sceau de l’impréparation (comme pour les masques, les gels, les tests) et emprunte de tergiversations : pour ne pas heurter les personnes hostiles au vaccin, par excès de zèle technocratique mais aussi et surtout parce que notre pays n’a pas encore relevé le défi logistique de la distribution du vaccin dans le respect de la chaîne du froid, la France accuse aujourd’hui un grand retard dans une politique vaccinale qui constitue pourtant, de l’avis de tous, LA solution pour sortir de la crise sanitaire.

Parallèlement, les pouvoirs publics décident de « reconfiner » plus durement près de 6 millions de Français, avec l’avancée du couvre-feu à 18 heures pour 15 départements, reportent la ré-ouverture des lieux culturels et font bien comprendre aux restaurateurs qu’ils ne pourront pas redémarrer leur activité fin janvier. Ces mesures restrictives de liberté, économiquement et socialement délétères, « coûtent » un milliard d’euros par jour à la croissance et aggravent le déficit budgétaire de près de 500 millions par jour. Les conséquences d’une telle politique pèseront pour longtemps dans l’économie de notre pays.

Au commencement de cette nouvelle année, le temps est venu de prendre de fermes résolutions. Je compte m’atteler, avec mes collègues parlementaires, à la défense de propositions responsables et ambitieuses, visant à sortir au mieux et au plus vite de cette crise sanitaire et à favoriser la relance de nos activités. Sur le plan sanitaire, ces mesures passent par une politique de tests et d’isolements plus systématiques et une campagne vaccinale de large ampleur, ouverte à toutes les personnes volontaires. Sur le plan économique, il s’agit de soutenir fiscalement et financièrement plus massivement les secteurs sinistrés par la crise et de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes par des dispositifs incitatifs.

Pleinement engagé dans ce vaste chantier, je tenais à vous souhaiter, à vous ainsi qu’à vos proches, une belle année 2021, où santé et réussite pourront se conjuguer, pour le bonheur de chacun.

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