LA REVOLUTION NUMERIQUE : A COTE DES ENJEUX SANITAIRES, L'UN DES GRANDS DEFIS DU XXIème SIECLE



Depuis bientôt un an, la pandémie du coronavirus occupe tous les esprits et mobilise toutes les énergies. Quand elle n’a pas meurtri notre famille ou notre cercle de connaissances, elle a profondément changé notre quotidien et obscurci notre horizon à moyen terme. Le combat sanitaire n’est pas terminé et celui du redressement économique et social ne fait que commencer.

Cet engagement de tous les instants aurait presque fait passer inaperçues les attaques informatiques dont ont été victimes les hôpitaux de DAX et de VILLEFRANCHE SUR SAONE, mi-février, et plus récemment, les services de la ville de CHALON SUR SAONE. Et pourtant, on aurait tort de sous-estimer ces autres « virus », dont la capacité de nuisance pourrait bien faire vaciller et notre système de santé et notre système industriel, financier et administratif.

Ainsi, une véritable explosion du nombre de cyberattaques a été constatée depuis deux ans : + 238% en 2020 contre les institutions financières et une multiplication par 9 des tentatives d’extorsion de données personnelles. Les pertes financières pour les entreprises françaises ont été estimées à 2,25 millions d’euros pour la seule année 2018. Au-delà de l’aspect financier, la cyber sécurité soulève de réels enjeux touchant à la sûreté de l’Etat.

Pour relever les défis de la transition numérique et bâtir une véritable souveraineté de notre pays dans ce domaine, des mesures s’imposent. A l’échelle européenne, il convient déjà de se doter d’un droit harmonisé de la concurrence, qui permette de lutter contre la dépendance technologique vis-à-vis des Etats-Unis et de la Chine. La définition de ce cadre juridique constitue la clé pour faire émerger de véritables champions européens du numérique. C’est également au niveau européen que doivent s’implanter les infrastructures propres au déploiement de la 5G.

Sur le plan intérieur, le budget consacré à la cyber sécurité pourrait rapidement être doublé, pour atteindre les 250 millions d’€ par an. Ces fonds permettraient une accélération de nos capacités nationales de cyber défense, avec le développement d’une filière industrielle française de cyber sécurité, fondée sur des partenariats entre recherche privée et recherche militaire.

Les financements de cette filière peuvent être abondés par la création d’un super IR PME (loi Madelin), réorientant l’épargne des Français vers les entreprises numériques et les start-up innovantes. Sans oublier les commerçants, les artisans et leurs salariés qui bénéficieraient d’un crédit d’impôt à la formation et à l’équipement numérique.

Et parce que la réduction de la fracture numérique constitue également un enjeu fort d’aménagement du territoire, dont on a encore pu mesurer toute l’importance pendant le confinement (télé travail, télé médecine…), il convient qu’à l’horizon 2023, au plus tard, chaque Français puisse avoir accès à une connexion Internet de haute qualité. Parallèlement, les espaces de formation numériques devront se déployer sur tout le territoire, pour lutter efficacement contre l’illectronisme.

Ce chantier ouvert par la révolution numérique demeure vaste. Il est essentiel de le mener à bien, car la France du XXIème siècle sera évidemment connectée et traversée par ces nouvelles technologies.

Les propositions fortes que je porte avec les collègues de mon Groupe Parlementaire entendent préparer notre pays à prendre avec succès ce virage du numérique.

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