UNE SORTIE DE CRISE PAR LE HAUT, EN REDONNANT A NOTRE JEUNESSE DE VRAIES PERSPECTIVES

La crise sanitaire a, parmi d’autres révélateurs, mis en évidence les difficultés auxquelles demeurent confrontés les jeunes dans notre pays. Leur scolarité et leurs études ont en effet été perturbées de façon inédite, puisqu’élèves, collégiens, lycéens et étudiants ne peuvent plus suivre de cours dans des conditions normales depuis plus d’un an. Au-delà de cette réalité conjoncturelle, une situation de crise plus profonde secoue l’Ecole et les primo accédants à l’emploi.


Un classement établi en 2019 par le Programme International pour le suivi des acquis (PISA), relègue la France entre le 22ème et le 26ème rang selon les disciplines, sur un ensemble de 79 pays. Ce constat pointe notamment de graves lacunes en mathématiques et en sciences pour les élèves en primaire et pour les collégiens. Ce faible niveau dans les savoirs fondamentaux se double d’une maîtrise insuffisante des langues étrangères : en fin de 3ème , près d’un élève sur deux n’a pas atteint le niveau de compréhension attendu en anglais et 3 élèves sur 4 ne disposent pas du niveau d’expression requis.


Par ailleurs, l’Ecole devient de plus en plus ce creuset où les inégalités scolaires s’accentuent. Selon une étude de 2018 de l’OCDE, il faudrait six générations aux enfants des familles modestes françaises pour atteindre le revenu moyen. Ces inégalités reproduisent aussi une fracture territoriale, puisque les élèves issus de la ruralité ont moins de chances d’ascension sociale que ceux issus des zones urbaines. Parallèlement, les atteintes à la laïcité s’accroissent en milieu scolaire : entre 2018 et 2021, les refus d’adhésion à l’enseignement au nom de la religion sont en hausse de 7%, avec des pics observés dans les réseaux d’éducation prioritaire.


Les jeunes sont encore confrontés à la difficulté d’entrer dans le monde du travail. Ainsi, 1 actif sur 5, entre 20 et 25 ans est sans emploi contre 6% seulement en Allemagne. Cette situation s’explique pour partie par l’inadéquation entre la formation délivrée dans l’enseignement supérieur et les besoins des entreprises. Les défaillances de notre système d’orientation, la dévalorisation des filières d’apprentissage, où les taux d’employabilité sont pourtant plus élevés, et la fuite des cerveaux à l’étranger expliquent cette réalité. Il en résulte une précarisation de la jeunesse, aggravée par la crise sanitaire : décrochage pour les études et disparition des jobs étudiants.


Face à ce constat inquiétant, des mesures d’urgence s’imposent pour ne pas laisser à nos enfants que l’héritage de la dette du « quoi qu’il en coûte ». Ainsi, je demande, avec mes collègues députés, que soit mis l’accent sur l’enseignement des fondamentaux, avec des méthodes certifiées par l’Education Nationale. L’apprentissage du français devra également être déclaré grande cause nationale, avec une évaluation de niveau en 6ème. Pour les langues étrangères, une épreuve d’anglais ou d’allemand pourrait être proposée au brevet des collèges. Nous pensons encore qu’il pourrait être fait appel à des retraités volontaires de l’éducation nationale pour dispenser des cours de soutien aux jeunes en difficulté ou proposer du tutorat aux élèves professeurs.


Parce que l’Ecole doit aussi demeurer un sanctuaire, la sécurité en son sein et à ses abords est prioritaire : elle pourra être assurée par l’intervention de membres de la réserve civile de la police nationale, sur demande sur chef d’établissement. Quant au respect de la laïcité à l’Ecole et à l’Université, il doit être un point cardinal, avec l’exclusion de toute forme d’expression qui lui serait contraire.


Pour l’insertion professionnelle des jeunes, elle passe par une multiplication des expériences immersives en entreprises dès l’école et la facilitation du recours à l’alternance. Je suis également partisan de la fin du collège unique pour permettre un apprentissage dès l’âge de 14 ans et favorable à l’instauration d’un dispositif « zéro charge patronale » pour le recrutement d’un apprenti. Enfin, pour stimuler efficacement le recrutement des jeunes, une prise en charge des 6 premiers mois de salaire par l’Etat pourrait être un levier puissant.


Il est vital que des mesures fortes soient mises en œuvre en faveur de la formation et de l’emploi des jeunes. A l’échelle de notre territoire, je reste mobilisé pour le maintien d’une offre d’enseignement de qualité dans tous les établissements de la circonscription. Mes contacts réguliers avec les chambres consulaires (questions liées à la formation et à l’insertion professionnelle), les représentants des parents d’élèves et la communauté éducative dans son ensemble, me permettent de relayer les attentes et les besoins du terrain, en vue de la construction d’un avenir engageant pour la jeunesse.



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