VERS LA SORTIE DU CONFINEMENT ?

Fin octobre, en raison du sursaut épidémique, le Président de la République décidait un re confinement de notre pays, certes quelque peu assoupli par rapport aux mesures du printemps dernier, mais remettant toute de même la France en grande partie à l’arrêt. La virulence et la contagiosité du coronavirus avaient laissé les pouvoirs publics bien démunis en début d’année et nos concitoyens, face à la gravité et à la méconnaissance de cette maladie, avaient accepté de manière très responsable les fortes contraintes du début d’année.

Depuis, le doute face à la gestion de cette crise, s’est teinté d’exaspération et de colère. Un nombre croissant de Français ne comprennent plus la cohérence des décisions prises. On leur a expliqué que le confinement était la seule solution pour casser les chaînes de transmission du virus, faire reculer l’épidémie et éviter la congestion des hôpitaux.

Et pourtant, lorsque l’on observe de près les politiques sanitaires suivies par certains pays étrangers, que ce soit en Asie ou même en Scandinavie ou en Allemagne, on constate que le dépistage (tests rapides), le traçage et l’isolement rigoureux des cas positifs, fonctionnent. Encore convient-il de veiller à ce que cet isolement soit efficace, en s’opérant à l’écart de la cellule familiale, si celle-ci habite dans un logement exigu.

Au lieu de cela, la France s’obstine à garder, pour encore un bon moment, tous les lieux de convivialité fermés (restaurants, salles de sports…), hypothèque grandement la saison des stations de montagne, restreint la pratique des cultes, persévère dans les interdictions, comme les visites des proches malades à l’hôpital ou les déplacements limités pour les loisirs (rayon de 20 kms, appliqué sans distinction sur tout le territoire). Cette politique, marquée par un principe d’indifférenciation totale, déconcerte : la conférence des Evêques de France ne s’expliquait pas, par exemple, ce quota de 30 personnes, alors que la grande majorité des édifices religieux permet un respect total des règles de distanciation. Suite à décision du Conseil d’Etat, le Gouvernement a d’ailleurs du revoir sa copie, en fixant la règle d’occupation d’un siège sur 3 et d’une rangée sur deux, en tenant enfin compte de la taille du lieu de culte. Les professionnels de la montagne, quant à eux, sont abasourdis par ce report d’ouverture, alors qu’ils s’étaient rigoureusement préparés à une reprise d’activités rapide, par la mise en place d’un protocole sanitaire strict (notamment par des mesures de distanciation sur les remontées mécaniques). Quant aux restaurateurs, l’échéance lointaine de leur réouverture constitue un coup de massue, dont beaucoup ne se relèveront pas, car leurs entreprises, « perfusées » depuis des mois par les aides de l’Etat, ne franchiront pas le mur de la dette qui les attend.

Les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie restauration, de la culture et de l’événementiel constituent le symbole de tous ces acteurs économiques, qui ne passeront malheureusement pas le cap de cette crise. Ils augurent aussi une casse sociale sans précédent.

Alors que les médecins spécialistes demeurent raisonnablement optimistes pour entrevoir à moyen terme un reflux de cette épidémie, notamment avec une immunité collective qui gagne du terrain et la mise à disposition de vaccins pour le grand public, notre pays s’enlise dans un marasme économique majeur. Il est donc temps de s’engager plus résolument vers une sortie de ce confinement, sortie également rendue nécessaire par la santé mentale vacillante de plus en plus de Français, véritable bombe à retardement, selon les dires mêmes du Ministre de la Santé.

Toute mon action parlementaire et mon énergie se concentrent sur cet objectif : favoriser le rebond de notre pays et accompagner tous les Français sur la voie du redressement et de la résilience.


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