VERS UN 3ème CONFINEMENT INELUCTABLE ?



Un Nouveau concept vient de faire son apparition, celui de « confinement préventif ».

Le Gouvernement est en pleine réflexion sur le déclenchement d’un troisième confinement, alors que la France est placée en situation de couvre-feu avancé généralisé depuis la mi-janvier.

Cette probable nouvelle décision de mise sous cloche de notre pays, lourde de conséquences sur le plan économique et social, est motivée par une dégradation lente mais réelle de la situation sanitaire. Le coronavirus est toujours là et le nombre de contaminations par jour ainsi que l’augmentation des admissions en hôpital l’attestent. Les variants de la COVID 19, plus contagieux et potentiellement plus dangereux, nous dit-on, sont déjà là. Ils justifient à eux seuls ce confinement préventif annoncé, car selon des voix médicales et scientifiques concordantes, ils seraient une épidémie dans l’épidémie, pour ne pas dire à la base d’une nouvelle pandémie.

La situation est certes grave. Mais nous pourrions être tentés de dire qu’elle l’est depuis maintenant bientôt une année. Une année durant laquelle nous n’avons cessé d’être ballotés entre ordres et des contre ordres sur le port du masque, (qui a subitement ouvert un nouveau débat sur la capacité filtrante des masques en tissu), sur les tests, sur les commerces dits essentiels ou non essentiels, et désormais sur la politique vaccinale.

L’absence de cohérence globale dans la gestion de cette crise sanitaire sème aujourd’hui sérieusement le doute dans l’esprit de nos concitoyens. Les Français ont fait preuve de beaucoup de résilience et de civisme jusqu’ici. Ils ne comprendraient pas que de nouvelles mesures de fermeture douchent leurs espoirs de fin de crise, sans perspectives.

Les jeunes, qu’ils soient futurs nouveaux actifs, étudiants ou même lycéens, ne sont plus en capacité de se projeter dans l’immédiat sur le plan éducatif et professionnel et ont vu leur vie sociale abîmée. Les acteurs des filières touristiques, da la restauration, de la culture, de l’événementiel et des loisirs ne travaillent plus depuis novembre et pour certains, depuis mars dernier. Le monde de la montagne est aussi à l’arrêt et placé sous perfusion. Ces millions de Français sont dans un état de détresse psychique, qui pose à l’évidence une véritable question de santé publique.

La lassitude se transforme progressivement en usure. Si le « quoi qu’il en coûte » du Président de la République pourrait un tant soit peu rassurer certains, même s’il ne faut pas perdre de vue qu’une dette doit toujours être remboursée, il ne devrait pas nous faire oublier que cette crise n’est plus seulement sanitaire ou économique, mais qu’elle prend un tour structurel bien plus profond. Elle bouleverse nos repères, nos valeurs, remet en question la notion même du bien vivre ensemble.

Face à l’ampleur de ce séisme, chacun, à sa place, doit tout faire pour échapper au pire. Et ne pas évacuer le fait fondamental, qu’en Démocratie, les décisions ne se prennent pas contre le peuple, mais avec lui et pour lui. Si ce troisième confinement pouvait encore être évité, il serait donc de la responsabilité des pouvoirs publics de tout mettre en œuvre pour ne pas recourir à cette solution ultime. Il semblerait qu’ils en aient récemment pris la voie, en privilégiant un contrôle renforcé aux frontières et en ciblant les grands lieux de brassage de population. Mais attention, encore une fois, aux petits commerçants lésés dans ces grandes zones commerciales !

Je compte jouer pleinement mon rôle de député, en rendant compte des situations de terrain rapportées et en relayant fidèlement vos points de vue en la matière, dans le cadre des débats parlementaires à venir.

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